Sans Lendemain

Percutant et superbement réalisé, ce film d’animation questionne notre mode d’exploitation des énergies fossiles et des ressources naturelles, ses conséquences au niveau planétaire et l’impasse où nous mène notre modèle de croissance.

Une alternative au problème exposé

Gundam: Reconguista in G, premier trailer

Il y a 35 ans cette année que sortit Mobile Suit Gundam, la série originale qui lança la franchise. Pour fêter cet anniversaire, Sunrise compte sortir le tout dernier épisode de Mobile Suit Gundam Unicorn au cinéma le 17 mai et lancer l’adaptation en anime du manga Mobile Suit Gundam: The Origin ce printemps, encore dans les salles obscures ; toujours dans le contexte de cet anniversaire, une exposition intitulée The Art of Gundam rassemblera environ un millier de travaux de production et autres créations artistiques à Osaka et à Tokyo, de juillet à septembre.

Mais ce qui nous intéresse concerne le retour de Yoshiyuki Tomino à la franchise, à travers une nouvelle production intitulée Gundam: Reconguista in G qui présente ceci de particulier qu’elle se situe dans une nouvelle chronologie appelée Reguild Century mais faisant néanmoins suite à la chronologie traditionnelle Universal Century – celle de Mobile Suit Gundam, donc, la toute première série de la licence évoquée en début de billet… Reconguista in G s’affirme donc non seulement comme le grand retour du créateur de Gundam à cette franchise après un hiatus de presque 10 ans depuis Mobile Suit Zeta Gundam: A New Translation, l’adaptation de la série éponyme de 1985 en une trilogie de films pour le cinéma, mais aussi comme la première véritable séquelle de Mobile Suit Victory Gundam, la toute dernière série officielle de la chronologie originale diffusée il y a plus de 20 ans.

Cette nouvelle épopée sera centrée sur le personnage de Beruri Zenamu, jeune aspirant pilote de la Garde Capitale, une organisation dédiée à la protection d’un ascenseur spatial. Pour le reste, on y retrouvera Kenichi Yoshida au chara design, Akira Yasuda, Ippei Gyōbu et Kimitoshi Yamane au mecha design, et Yuugo Kanno à la musique. Du beau linge, donc, pour une réalisation qui s’annonce comme assez atypique et dont la diffusion débutera cet hiver.

Le site officiel de la série (jp)

Steambot Chronicles

Jaquette DVD de l'édition française du jeu vidéo Steambot ChroniclesÀ peine la récente invention de l’automobile devenue monnaie courante dans les rues, la Trotmobile vient bouleverser le nouvel équilibre pourtant déjà précaire. Ce véhicule, ainsi appelé de ce qu’il peut marcher grâce à deux jambes, permet de remplir une grande variété de tâches tout en s’épargnant bien des difficultés. Ainsi, les Trotmobiles deviennent-elles vite populaires et, en se généralisant, poussent la révolution industrielle dans une nouvelle direction, avec des conséquences pour chacun impossibles à prévoir…

Non loin de l’épave d’un navire brisé sur les rochers, Vanille s’éveille sur une plage sans aucun souvenir de sa vie passée. Penchée au-dessus de lui, une jeune fille, Connie, l’aide à se relever. En acceptant de l’accompagner à la petite ville de Nefroburg avec une Trotmobile abandonnée non loin mais encore en état de marche, Vanille ignore encore qu’il s’embarque pour une aventure sans pareille dans un univers non moins rocambolesque où le mystère de son passé ne constitue en fin de compte qu’un détail bien mineur.

Screenshot du jeu vidéo Steambot ChroniclesUn aspect bien précis de Steambot Chronicles place ce titre à part des autres productions du genre des jeux vidéo de rôle : son atmosphère. Car en situant son récit à une période charnière dans le développement d’une société que constitue cette révolution industrielle qui lui sert de toile de fond, Steambot… peut juxtaposer deux ambiances très différentes ; d’abord celle d’un hier toujours plus beau à chaque jour nouveau, et ensuite celle d’un présent d’autant plus porteur d’espoirs qu’il s’accompagne des prémisses d’une modernité dont on attend les meilleurs changements. Il en résulte une sensation de sérénité, faute d’un meilleur terme, qui fait toute une partie non négligeable de la substance du titre.

Wallpaper du jeu vidéo Steambot ChroniclesEn témoigne cette place centrale que tient la Trotmobile tout le long du récit. S’il ne s’agit pas de l’unique moyen de transport de votre personnage, c’est néanmoins le plus… décontracté. Même pendant les trajets en ville où, pourtant, il faut composer avec la circulation et les embouteillages, heureusement encore assez sporadiques à cette époque. La Trotmobile, en effet, se pilote toute seule dans ces moments-là. Ces passages d’un point à l’autre d’un centre urbain deviennent ainsi donc l’occasion de se décontracter et de réfléchir à ce qu’on souhaite faire pour le reste du récit ; quant aux plus pressés, ils pourront appuyer sur R1 pour accélérer le mouvement – ça ne m’est pas arrivé souvent.

Screenshot du jeu vidéo Steambot ChroniclesLes choses différent un peu à la campagne. Vestiges de la féodalité d’hier à peine disparue, des dangers parsèment les routes : qu’il s’agisse de brigands détournant à leur profit les nouvelles technologies, ou bien les résultats d’espèces d’expériences improbables, ils se mettront en travers de votre route. Heureusement, et comme tout mecha qui se respecte, votre Trotmobile peut bénéficier de personnalisations pour mieux vous défendre : toutes sortes d’armes, mais aussi une vaste quantité d’accessoires se trouvent dans les garages en ville ou dans les ateliers aux entrées de celles-ci ; une fois ces obstacles écartés, vous pourrez récupérer le butin qu’ils transportent pour dépenser cet argent comme bon vous semble.

Wallpaper du jeu vidéo Steambot ChroniclesCeci dit, les autres moyens d’augmenter votre pécule ne manquent pas. Outre les quêtes annexes et autres donjons à écumer, vous pourrez aussi vous lancer dans les parties de billard, l’extraction de fossiles, le commerce de tapis, le transport de personnes ou de marchandises,… Liste non exhaustive. Ou encore, le plus simplement du monde, vous pourrez vous placer à un coin de rue et y jouer de la musique à l’aide de l’instrument de votre choix, en simple troubadour : selon la qualité de votre prestation, les passants vous récompenseront plus ou moins bien. À un point donné du scénario, d’ailleurs, il vous deviendra possible d’intégrer le groupe des Garland GlobeTrotters et de les suivre en tournée ici et là.

Screenshot du jeu vidéo Steambot ChroniclesOn le voit bien, Steambot… est tout ce qu’on veut sauf cliché, et pour avoir arpenté son univers bigarré en tous sens, je peux aussi affirmer que son récit ne se veut en aucun cas linéaire – loin de là. En fait, et il s’agit peut-être du seul véritable défaut de ce titre, son scénario s’avère un peu confus une fois arrivé au bout de celui-ci, à moins que je sois passé à côté d’un dialogue ou d’un passage important pour la compréhension du récit. Mais puisque on peut continuer à jouer une fois le jeu terminé, il reste toujours possible de mettre la main sur d’éventuelles informations manquantes.

Et puis comme de toutes manières l’intérêt principal du titre tient beaucoup plus dans son atmosphère que dans son intrigue, ça fait une excellente raison de continuer à en profiter…

Notes :

Steambot Chronicles fait plusieurs références à différents éléments de la culture populaire, parmi celles-ci :

- le nom du groupe Les Garland GlobeTrotters rappelle bien sûr l’équipe de basket les Globetrotters de Harlem.

- l’Ultimate Trotmobile Tournament semble un clin d’œil à l’Ultimate Fighting Championship (ou championnat de combat ultime).

- les adversaires Totem Recall et Dig D.U.G.G. qu’on trouve dans des donjons font référence au film Total Recal (Paul Verhoeven ; 1990) et le jeu vidéo d’arcade Dig Dug (Namco ; 1982), respectivement.

- un film qui n’existe que dans l’univers de Steambot… et intitulé Welcome Back, Trotter évoque un jeu de mots avec le titre de la série TV Welcome Back, Kotter (Gabe Kaplan & Alan Sacks ; 1975-1979) dans laquelle John Travolta fit ses débuts.

- deux des gladiateurs qu’on peut affronter dans les arènes de combats de Trotmobiles, Chuckie « Bomber Boy » et Isabelle « Dancing Queen », rappellent respectivement le jeu vidéo éponyme de Hudson Soft publié en Europe en 1990 sous le titre Bomberman et le tube emblématique de l’ère disco produit par le groupe pop suédois ABBA.

Steambot Chronicles
Irem, 2006 (version PAL)
Playstation 2, env. 8€

Les Moissons du futur

Quatre ans après son célèbre film « Le monde selon Monsanto », Marie-Monique Robin revient avec « Les Moissons du futur », un film coproduit par SOS Faim Belgique.

Ce voyage autour du monde, à la rencontre de paysans qui ont décidé de produire autrement, montre un passionnant éventail d’alternatives paysannes productives et innovantes. Entre agriculture biologique, agroécologie, agroforesterie, etc.

Les Filles sont nulles aux jeux vidéo

Le Visiteur du futur

Jaquette DVD de la première saison de la web-série Le Visiteur du futurAD 2550 : suite à une série de catastrophes, la Terre est en ruines ; dans les décombres de la surface, les survivants affamés le disputent aux zombies cannibales alors que dans les sous-sols règnent des nécrophiles dégénérés. Un homme presque seul, à peine épaulé par un ami savant aux origines mystérieuses, va tenter de sauver le monde en se lançant dans un projet fou : à l’aide d’une machine à voyager dans le temps, il va tout faire pour réécrire l’histoire – y compris, et surtout, le pire…

Avec le thème du voyage dans l’espace, souvent considéré par les profanes comme la quintessence de la science-fiction, celui du voyage dans le temps reste un des plus populaires du genre. Une raison plausible du succès de ces deux sujets en particulier tient peut-être à ce qu’ils couvrent à eux seuls l’ensemble de la réalité passée, présente et à venir, soit la quasi totalité des possibles et donc un éventail de potentialités narratives infini ou presque. Quant aux diverses variations de la matière du voyage dans le temps, ou plutôt son évolution depuis le roman La Machine à explorer le temps (H. G. Wells ; 1895), qui inventa le thème, j’ai eu l’occasion de les évoquer dans ma chronique d’un autre roman, La Fin de l’Éternité (Isaac Asimov ; 1955), qui demeure peut-être l’itération la plus aboutie sur le sujet ainsi qu’un des deux meilleurs livres de son auteur.

De son côté, la mode des web-séries se présente comme un phénomène récent dont la popularité semble proportionnelle à l’amateurisme de ces productions : on peut croire, en effet, que les moyens techniques et financiers pour le moins limités qui caractérisent ce type d’œuvre jouent un rôle crucial dans leur appréciation auprès d’un public blasé par les créations à plus gros budget, celles-ci souffrant par là même d’un certain formatage afin d’assurer à leurs producteurs le succès nécessaire pour rentrer dans leur investissement. Ainsi, les web-séries doivent-elles s’articuler autour d’une originalité de traitement, de ton, d’humour,… bref d’une personnalité sans aucune mesure possible non seulement avec les séries télé classiques mais aussi avec les autres web-séries. Parmi les plus gros succès de ce nouveau média, on peut citer Noob (Fabien Fournier ; 2008), Flander’s Company (B. Gilliet & R. Pomarede ; même année) ou Nerdz (D. Mourier, D. Richard & M. Poulpe ; 2007).

Le Visiteur du futur compte parmi les grands succès des web-séries françaises mais aussi, ce qui lui vaut un billet ici, parmi les créations contemporaines de science-fiction qui méritent qu’on en parle. Si dans un premier temps les différents épisodes s’articulent autour d’un comique de chute ou bien de situation somme toute assez classique bien que tout à fait réussi, le récit d’ensemble s’oriente néanmoins peu à peu vers un traitement plus subtil du voyage dans le temps, même s’il s’agit encore de la tournure narrative assez convenue où un protagoniste venu du futur tente d’éviter des catastrophes à venir (1). Par la suite, la narration montre plus d’originalité comme de profondeur, à travers des thèmes tels que l’uchronie et les univers parallèles, sans oublier les aussi fameux qu’inévitables paradoxes temporels qui, à force de multiplier les aller-retours dans le temps en nous piégeant dans nos raisonnements et en poussant le récit jusque dans ses extrémités les plus folles, restent peut-être encore à ce jour une des formes les plus abouties de la science-fiction (1).

Mais on peut aussi évoquer les splendides qualités littéraires et d’interprétation de cette œuvre décidément hors-norme sous bien des aspects. Car outre des prestations d’acteurs souvent bien supérieures à la moyenne des web-séries, Le Visiteur… présente une écriture finement ciselée, pleine de retournements de situation, de coups de théâtre, de révélations et de suspens tous aussi bien amenés les uns que les autres et à l’efficacité sans faille sur le plan narratif tout en se montrant hilarants en général, ce qui ne gâche rien. Pour toutes ces raisons, cette production s’affirme comme un véritable plaisir à suivre, tant sur le plan de la simple distraction que sur celui de l’émotion pure : on s’attache en effet très vite aux différents personnages, de par leurs tribulations comme de par leurs relations souvent compliquées, bien sûr, et de par leur évolution qui réserve leur lot de surprises.

À dire le vrai, tout ce qu’on peut regretter, et encore seulement dans la troisième et dernière saison complétée à ce jour, concerne une augmentation de moyens techniques, et vraisemblablement financiers, qui tendent à gommer l’aspect amateur de cette web-série tout en la rendant plus formatée, faute d’un meilleur terme : se dépouillant ainsi peu à peu de ce qui lui a peut-être valu une partie de son succès au moins, on peut craindre que la personnalité de cette création finisse par s’étioler au fil du temps.

Mais ça, seul le futur nous le dira…

(1) Jacques Goimard, Temps, paradoxes et fantaisie, préface à Histoires de voyages dans le temps (Le Livre de poche, collection La Grande anthologie de la science-fiction n° 3772, 1975, ISBN : 2-253-00769-2).

Notes :

D’abord publiée sur Dailymotion, la première saison du Visiteur… se vit ensuite diffusée sur la chaîne Nolife. Depuis, les trois saisons de la série sont disponibles sur les principaux sites de partage de vidéos mais aussi dans le commerce, sous forme de coffrets DVD édités par Ankama.

La troisième saison, lancée en novembre 2012 et intitulée Les Missionnaires, est à ce jour la dernière complétée mais aussi la première produite par Ankama.

Le premier épisode de la quatrième saison, Neo Versailles, encore produite par Ankama, doit sortir le 19 janvier 2014.

Le Visiteur du futur, François Descraques, 2009
Ankama, 2011
3 saisons complétées à ce jour

- le site officiel du Visiteur du futur
- Frenchnerd, le blog de François Descraques
- d’autres avis : Passe moi le popcorn !, Krinein, Série-All, Le Point du geek

XenoSquad

Visuel du jeu vidéo XenoSquadRemake du célèbre Incubation: Time Is Running Out (Blue Byte Software ; 1997) dans une ambiance WarHammer 40,000 (Games Workshop ; 1987) et avec des visuels à la Quake (id Software ; 1996), ce jeu Flash gratuit se présente sous la forme d’un jeu de guerre d’échelle tactique en 3D mais enrichi d’éléments du jeu vidéo de rôle. Guidez votre escouade de marines de l’espace à travers douze niveaux pour y détruire cinq types d’ennemis différents à l’aide de six sortes d’armes tout en faisant progresser les dix skills de vos soldats.

Avec sa réalisation sympathique, ses mécaniques de jeu accrocheuses et souples, ainsi que son level design aussi varié que bien pensé, XenoSquad s’affirme comme un titre réussi. Mise à part sa durée de vie assez courte, il s’agit bien d’une des meilleurs productions du genre auxquelles j’ai pu jouer dernièrement, du moins dans le domaine des jeux gratuits.

Si ça vous tente…

C’est sur Kongregate que ça se passe


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