Mobile Fighter G Gundam

Jaquette DVD de l'édition américaine du premier volume de la "complete collection" de Mobile fighter G GundamFuture Century 60. La plupart de l’Humanité vit désormais dans des colonies orbitales. Pour décider qui les dirige, un tournoi est organisé tous les quatre ans où chaque nation envoie sur Terre un représentant pour combattre à l’aide d’un Gundam. Domon Kashuu est sélectionné par Neo-Japan et part affronter ses rivaux ; mais il combat moins pour la souveraineté de son pays que pour retrouver son frère ainé, qui porte le blâme du meurtre de ses parents mais aussi du vol d’une arme très dangereuse : le Devil Gundam…

Pour le spectateur peu attentif, G Gundam pourrait n’être qu’un banal cross-over de Dragon Ball et de Gundam. Pourtant, les thèmes propres à ce dernier et qui lui ont valu une bonne partie de son succès "intellectuel" – à défaut d’un terme mieux adapté – y sont présents bien que sous-exploités au profit d’un spectaculaire qui devrait ravir les fans d’action. De toute évidence ciblé pour un public jeune, voire très jeune, G Gundam propose un concept plutôt intéressant dont la réalisation est moins pire que ce que l’idée de base laisse croire au premier abord pour peu qu’on fasse l’effort de dépasser le premier quart de la série…

Bien que plutôt simpliste, la suite prend une tournure assez surprenante en développant les rapports de Domon à sa famille et son frère en particulier, mais aussi à sa quête top-secrète pour le Devil Gundam et certains de ses anciens adversaires également. Le maître en arts martiaux de Domon fera aussi son apparition dans un rôle plutôt inattendu au milieu de nombreux coups de théâtre qui raviront ceux qui commençaient à s’endormir devant la répétition de synopsis de la première douzaine d’épisodes.

Par la suite, les événements reprennent un cours plus répétitif jusqu’à l’affrontement final, avec ce qu’il faut de suspense et de coups de théâtre pour conserver l’attention du spectateur. Celui-ci n’aura pas beaucoup d’efforts à faire devant des scènes d’action plutôt bien réalisées mais dont on connaît bien le dénouement puisque c’est le genre de production où le "gentil" gagne toujours à la fin… Le méchant, cependant, ne s’avérera pas être celui qu’on croit : ses motivations en tous cas ne seront pas forcément celles qu’on pense au départ et donneront à la série une finale beaucoup plus inattendue que ce qu’on peut imaginer même pour les aficionados du genre…

Les quatre derniers épisodes en particulier prendront une tournure surprenante et particulièrement dense au niveau de l’action et du spectaculaire avec des qualités visuelles qui ne vont pas sans évoquer un Bubblegum Crisis voire un Urotsukidoji (au moins pour l’aspect "plastique" de cette production), tout en assénant un message écologique – ou assimilé – assez respectueux de la franchise Gundam.

Alors que je m’attendais à une réalisation strictement commerciale, j’ai été assez heureusement surpris au final. Si vous êtes fan de séries de mechas – et surtout du genre Super Robots des années 70 auquel cette série rend un vibrant hommage – ainsi qu’un nostalgique de Dragon Ball ou des Chevaliers du Zodiaque, il y a de bonnes chances que G Gundam comblera heureusement de nombreuses heures perdues. Sinon, passez votre chemin…

Notes :

G Gundam est le premier des trois univers Gundam alternatifs créés par un groupe de nouveaux-venus commissionnés par Sunrise afin de commémorer le 15éme anniversaire de la franchise. New Mobile Report Gundam Wing et After War Gundam X sont les deux autres. Par la suite, d’autres univers alternatifs furent ajoutés, tels que Turn A Gundam ou Gundam Seed, et plus récemment encore Gundam 00.

L’épisode final montre les apparitions fugaces de divers modèles de mobile suits tirés d’autres productions Gundam que le spectateur averti pourra s’amuser à reconnaître ; Daitarn 3 (de Muteki Kojin Daitarn 3) et Zambot 3 (de Muteki Chojin Zambot 3) font aussi leur apparition, vraisemblablement en hommage à Yoshiyuki Tomino qui réalisa ces deux séries avant de créer Mobile Suit Gundam.

La version américaine a vu les noms de certains Gundams changés ; trois d’entre eux (God Gundam, Devil Gundam, et Gundam Heaven’s Sword) pour des raisons religieuses, à la demande de Wal-Mart ; le Tequila Gundam pour enlever la référence à l’alcool ; les autres furent modifiés pour des raisons non spécifiées.

Dans l’introduction du second épisode, Stalker, le narrateur de la série, commence l’épisode avec la tirade : "I would like, if I may, to take you…" qui est une référence au film The Rocky Horror Picture Show, production favorite du réalisateur, Yasuhiro Imagawa.

La série ne connut pas de gros succès au Japon, ni aux USA. D’ailleurs, les fans reprochèrent à G Gundam d’être responsable du déclin de la franchise en Amérique, pour la surabondance de ses jouets qui amena beaucoup de magasins à stopper la vente de produits Gundam.

Cette série connut une adaptation en manga, sous le même titre, ainsi qu’un spin off, toujours en manga, sous le titre Mobile Fighter G Gundam: Edge of Gunsmoke.

Mobile Fighter G Gundam (Kido Butoden G-Gundam), Yasuhiro Imagawa
Sotsu Agency, Sunrise & TV Asahi, 1994
49 épisodes, pas d’édition française à ce jour

Cette chronique fut à l’origine publiée sur le site Animeka

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