Archive pour la catégorie 'Bons liens'

Cal Lane : Brodeuse de métal

Photo de l'artiste Cal Lane dans son atelierLa juxtaposition des extrêmes caractérise le travail de Cal Lane, cette manière de placer côte à côte – ou plutôt en opposition – l’industriel et le domestique, le masculin et le féminin, le pratique et le frivole, l’ornement et la fonction. De ce contraste-là, encore qu’on pourrait aussi parler de paradoxe, surgit l’émotion.

Voilà comment de simples bidons rouillés deviennent des sortes de fauteuil, des brouettes se transforment en décoration, et des empreintes de rouille prennent la place de tableaux. Chez Cal Lane, tout ça rentre dans le registre du logique, du banal. Pour le spectateur, c’est déjà plus troublant, car assez inattendu. Si à première vue, il s’agit de détournements d’objets industriels, qui évoquent ainsi une critique de notre modernité ou du moins une tentative de la rendre moins austère, l’artiste de son côté ne cherche qu’une expression particulière de cette notion de contrastes qui caractérise l’Art – ou en tous cas certaines de ses itérations…

Pour cette raison, son œuvre prise dans son ensemble mérite bien le détour, au moins pour trouver l’opportunité de jeter sur des objets quotidiens un regard nouveau.

De nos jours, ça se fait rare.

Photo d'un ouvrage de l'artiste Carl Lane

Photo d'un ouvrage de l'artiste Carl Lane

Photo d'un ouvrage de l'artiste Carl Lane

Photo d'un ouvrage de l'artiste Carl Lane

Photo d'un ouvrage de l'artiste Carl Lane

Photo d'un ouvrage de l'artiste Carl Lane

Photo d'un ouvrage de l'artiste Carl Lane

Photo d'un ouvrage de l'artiste Carl Lane

- le site officiel de Carl Lane
- une brève biographie de l’artiste

Hoccer : le partage de données simplifié

Trent Aznalove : la “vraie” fausse star

Portrait photo de Trent Aznalove (et de son chien...)À l’heure où les “stars” préfabriquées se voient produites à la chaîne, certains ne perdent pas de vue le côté drôle de la chose et choisissent de tourner en dérision cette tristesse mercantile. Ainsi, un collectif de réalisateurs a-t-il choisi de créer lui aussi de toutes pièces une autre star de la chanson.

Le clip qui suit représente la première étape de ce détournement. La seconde passe par une deuxième vidéo, celle d’une interview pour le moins décalée de l’« artiste » lui-même. Ils ont même poussé le vice jusqu’à lui ouvrir une page Facebook. Le pari est-il réussi ? Vous en serez juge…

Et sans perdre de vue qu’une telle parodie n’est peut-être en fait qu’une autre stratégie marketing pour nous vendre encore plus de soupe…

Le Necomimi de Neurowear

Logo du projet NeurowearLes japonais aimant les chats, on ne s’étonne pas de voir souvent ces animaux dans leurs diverses productions, mangas ou animes, et parfois même dans les rôles principaux. Dans un registre voisin, ces serres-tête permettant de porter de fausses oreilles de chat connaissent eux aussi un assez franc succès dans l’archipel.

Le Necomimi du projet Neurowear peut au premier abord être vu comme une simple amélioration de ce système-là. Mais à y regarder de plus près, c’est aussi une manière somme toute assez habile d’encourager les progrès techniques dans un domaine encore balbutiant : le contrôle d’objets par les ondes cérébrales. Car si ce projet Neurowear ne propose rien de mieux que la fabrication de gadgets à l’utilité discutable, il ne faut pas perdre de vue pour autant que c’est souvent à travers des innovations en apparence sans intérêt mais néanmoins populaires auprès du grand public que se développe la technique, c’est-à-dire le confort et ainsi un meilleur rapport de chacun avec son entourage.

De sorte que si le contrôle mental des voitures ou des ordinateurs reste encore assez loin dans l’avenir, le Necomimi pourrait malgré tout s’avérer une participation non négligeable au développement de systèmes permettant aux handicapés de retrouver tous les usages de leurs membres ou aux muets de s’exprimer normalement – entre autres perspectives…

À long terme, par contre, il s’agirait d’« augmenter le corps humain » ce qui correspond à une définition du transhumanisme, mais c’est un autre sujet.

Le “petit coin” du futur

Le recrutement en quatre leçons

Logo du cabinet de chasseurs de têtes Sapiance RHÀ une époque de pénurie d’emploi, les cabinets de recrutement fleurissent et c’est tant mieux. Mais pénurie d’emploi rime avec grandes quantités de candidats pour un poste donné, soit la quasi certitude pour de tels cabinets de trouver de quoi satisfaire leurs clients sans trop d’efforts – et c’est un euphémisme.

Du coup, certains d’entre eux prennent les choses avec un détachement qui décontenance souvent les personnes s’adressant à eux dans le but bien légitime de trouver du travail. Comme il s’agit d’une énième itération du pot de terre contre le pot de fer, on comprend que les cabinets de recrutement ne fassent pas pour ces gens tous les efforts qu’ils devraient – alors pourtant que ces candidats constituent la principale matière brute à partir de laquelle les cabinets de recrutement travaillent : sans eux, ils ne sont rien…

Ce que se permet de leur rappeler un de leur confrère, Sapiance RH, à travers une série de très courts films à vocation humoristique – à moins qu’il s’agisse de longs spots publicitaires : dans ce cas précis, la frontière se montre assez floue. Or, le meilleur humour se base toujours sur un certain détournement de la réalité, ce qui explique pourquoi ces films ont fait grincer quelques dents.

Voici le premier de la série : si vous pensez qu’il fait mouche, n’hésitez pas à découvrir les autres.

En attendant… (15)

Technologies d’hier et enfants d’aujourd’hui…

La génération perdue, selon Louis Chauvel

Portrait photo du sociologue Louis ChauvelDire que les jeunes d’aujourd’hui font face à de sérieux problèmes dans leur intégration au sein du monde du travail relève de l’euphémisme. Ce qui ne ressemble pas à Louis Chauvel, car ce sociologue n’y va pas par quatre chemins quand il publie ses conclusions sur le sujet dans les colonnes du quotidien Le Monde.

C’est d’ailleurs cette étude qui a conduit la rédaction du site Cadremploi à lui consacrer un numéro de leur émission de web-télé On Revient vers Vous dans laquelle, chaque semaine, une personnalité confie ses souvenirs d’entretiens d’embauche au journaliste David Abiker. Cette fois-ci, pourtant, il est bien plus question d’analyses des perspectives actuelles des jeunes sur le marché du travail que du passé de l’interviewé – en fait, les questions d’ordre purement personnel n’apparaissent pas avant les tous derniers instants de l’entretien et s’avèrent somme toute assez anecdotiques…

Ceux d’entre vous désireux de visionner cette vidéo dans son contexte original peuvent se rendre sur cette page. Autrement, il vous suffit de cliquer sur la fenêtre ci-dessous :

Henshin Gattai! Gottsu no Atsuki Tamashii

Photo de l'artiste japonais Shota SakamotoDepuis vendredi dernier, ce court-métrage pour le moins atypique est présenté sur le site du célèbre Studio Gainax dans le cadre d’une série de vidéos intitulée “MUSIC is SF” dont ce film est le premier titre et sur laquelle on en sait pas plus à cette heure. On doit cette production à Shota Sakamoto, qui occupe ici à lui seul les postes de concepteur, dessinateur, animateur, et même compositeur…

Quant au thème de ce court-métrage décidément hors norme sous plus d’un aspect, je pense qu’on peut le classer dans la catégorie des hommages au genre super sentai – ce qui ne fait jamais qu’une originalité supplémentaire, mais du genre qui ne plaît qu’à un certain public.

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