Les Guerriers du silence

couverture de l'édition de poche du roman Les Guerriers du silenceQuelques cent mondes composent la Confédération de Naflin, parmi lesquels la somptueuse et raffinée Syracusa. Or, dans l’ombre de la famille régnante, les mystérieux Scaythes d’Hyponéros, venus d’un monde lointain, doués d’inquiétants pouvoirs psychiques, trament un gigantesque complot dont l’instauration d’une dictature sur la Confédération ne constitue qu’une étape.

Qui pourrait donc leur faire obstacle  ? Les moines guerriers de l’Ordre Absourate  ? Ou faudrait-il compter avec cet obscur employé d’une compagnie de voyages qui noie son ennui dans l’alcool sur la planète Deux-Saisons  ? Car sa vie bascule en ce jour où une belle Syracusaine, traquée, passe la porte de son agence…

Un mot se répétait sans cesse dans mon crane à la lecture de ce livre : cliché.

Clichés de la science-fiction (on pense à tous les pontes du space op’, ou en tous cas les plus « colorés » d’entre eux, qui ont écumé le genre depuis les 60s, ou même avant), mais aussi de l’Histoire (on se croirait en l’An Mil, juste avant la création de l’Inquisition que l’Église du Kreuz dans ce bouquin ne parodie pas toujours de la manière la plus subtile…) et surtout de la littérature (le personnage principal est jeune et naïf, sa copine toute aussi jeune mais belle à n’en plus finir, les méchants sont laids et souvent cons, les alliés ponctuels ne vivent pas assez longtemps pour s’en vanter, etc), mais le plus surprenant c’est que ça marche.

Ça met un moment par contre : j’ai eu du mal à accrocher avant d’avoir fini la première moitié du pavé (640 pages quand même…) et même cette étape franchie il m’a fallu surmonter le style de l’auteur un certain temps (assez lourd au début avant de s’améliorer…) mais aussi sa mauvaise manie de tourner autour du pot pendant deux heures et 15 pages avant de rentrer dans le vif du sujet d’un chapitre. Cette lenteur semble due au fait qu’il s’agit du premier volume d’une trilogie : l’intrigue est donc plutôt inexistante puisque l’auteur serait en train de mettre en place son univers. En attendant, on s’ennuie un peu dans un fatras de descriptions souvent maladroites et un brin tortueuses, difficiles à lire mais qui fonctionnent assez bien puisque l’ambiance générale est plutôt bien retranscrite au final. On aimerait juste que Bordage fasse l’effort de condenser les choses au lieu de les étaler…

Du coup il n’y a pas grand-chose à en dire : on aime ou on aime pas, ou bien on a des sentiments mitigés (c’est mon cas), ou encore on s’en fout complétement parce-que le bouquin n’apporte rien de neuf à la science-fiction. On se dit que les rôlistes et autres amateurs de fantasy apprécieront peut-être l’ambiance pour ses aspects médiévaux ; que l’auteur a eu pour ambition de faire une série « populaire » où les décors et l’action ont pour seul but de dépayser le lecteur – ce qui n’est pas si facile à faire – à travers une intrigue qui se résume malgré tout à un simple coup d’état galactique – ce qui ne demandait pas 640 pages…

Bref on attend de lire la suite pour se faire une opinion définitive.

Les Guerriers du silence, Pierre Bordage
J’AI LU, collection Science-Fiction n° 4754, décembre 1999
640 pages, env. 8 €, ISBN : 2-290-04754-6

– d’autres avis : nooSFère, Critiques Libres, Quarante-Deux
– Grand Prix de l’Imaginaire 1994
– Prix Julia Verlanger 1994

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5 Responses to “Les Guerriers du silence”


  1. 1 Durin 31 juillet 2010 à 23:02

    Je confirme ton idée: c’est trop long et ne m’a pas vraiment convaincu de sa qualité.

    Dans la même verve (et là, certains vont crier), il y a « Hypérion ».
    C’est aussi chiant (je parle franchement), au point que je n’ai même pas lu le 2e tome (pourtant acheté 😦 … en solderie ^^).

    Y a plein de persos comme dans « les guerriers », du coup, ça n’avance pas.
    De mémoire, il y a environ 6 persos « principaux » dan la navette qui les emmènent faire je ne sais plus quoi.
    Au bout du 1er tome, on a eu droit aux histoires de 3 personnages seulement !!!

    Bref, une déception en général. 😦

  2. 2 NicK 29 septembre 2011 à 11:13

    /* Mode méchant ON*/
    Bordage est un écrivain grand public. Il se met au niveau du grand public.
    J’avais apprécié l’évangile du Serpent mais sans plus. Et Wang il y a longtemps.

    « le personnage principal est jeune et naïf, sa copine toute aussi jeune mais belle à n’en plus finir »
    Oui mais est-ce qu’il y a du sexe ? C’est important ça … :p

    NicK.

  3. 3 Guilhem 29 septembre 2011 à 14:50

    Ben non, même pas… =P

  4. 4 NicK 29 septembre 2011 à 15:03

    Aucun intérêt alors ! :p
    /* ceci est un commentaire peu utile */


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