Star Trek Voyager: Elite Force

Jaquette de l'édition internationale double CD du jeu vidéo Star Trek Voyager: Elite Force« Date stellaire 48315.6.  Nous avons perdu le contrôle de notre vaisseau, l’USS Voyager. Égarés à plus de 70 000 années-lumières de notre univers, dans le quadrant Delta, nous cherchons le chemin du retour. Il durera 70 ans.

Au cours de notre voyage, nous sommes entrés en contact avec beaucoup d’espèces dangereuses et violentes. Vu notre effectif réduit et l’absence de renforts, nous avons décidé de créer une équipe spéciale pour nous sortir des situations les plus périlleuses. Tuvok, chef de la sécurité à bord de Voyager, est le père de cette unité d’élite : l’équipe d’intervention.

L’enseigne Munro est le commandant en second de cette équipe aux capacités uniques. Équipée de l’Infinity Modulator, arme anti-borg expérimentale créée par Seven of Nine, l’équipe d’intervention s’est téléportée dans un cube borg. Cependant, l’équipe a vite été débordée et l’I-Mod est désormais aux mains des borgs.

Isolé de tous, Munro tente de sauver l’équipe. »

C’est un fait admis depuis longtemps : les adaptations de franchises en jeux vidéo satisfont rarement les gamers comme les fans de la licence adaptée. On trouve néanmoins des exceptions à cette règle tacite et Star Trek Voyager: Elite Force compte parmi celles-ci. D’ailleurs, ce titre a même su conquérir ceux qui ne sont ni fans de Star Trek, ni fans de jeux vidéo – ce qui n’est pas forcément un gage de qualité mais calme tout de même comme il faut… De sorte que si, comme moi, vous êtes à la fois fan de Star Trek et gamer, vous passeriez à côté d’une expérience de jeu tout à fait essentielle en manquant celui-ci.

Seconde adaptation de la franchise en FPS, après Star Trek Generations (MicroProse Software, 1997), et comme son titre l’indique, Star Trek Voyager: Elite Force adapte la série Star Trek : Voyager (1995-2001) qui présente l’odyssée de l’équipage de l’USS Voyager en perdition dans le quadrant Delta, c’est-à-dire le secteur de la galaxie le plus éloigné de celui de la Fédération des planètes unies. Cette série aspirait à revenir aux racines de la franchise à travers la découverte et l’exploration de nouveaux mondes par un vaisseau spatial dans une zone inconnue de la galaxie, et elle remporta un franc succès auprès du public.

Son adaptation en jeu vidéo s’articule dans les grandes lignes comme un épisode de la série, mais vu à travers les yeux d’un seul personnage – le vôtre. Attiré contre sa volonté dans une zone du quadrant Delta servant apparemment de casse pour navires spatiaux, l’équipage du Voyager doit se sortir de cette situation en faisant face à un péril qui s’avérera vite menacer l’ensemble de la galaxie. L’aventure vous mènera à rencontrer plusieurs races extraterrestres – dont certaines sont connues par la Fédération – à travers plusieurs missions aux objectifs variés et au cours desquelles vous vous constituerez un arsenal plus que conséquent.

Bref, Elite Force se veut classique, et c’est bien là son point fort : au lieu de tenter – assez inutilement, comme c’est le cas le plus souvent – de réinventer la roue, les gens de Raven Software eurent la bonne idée de reprendre des mécaniques de jeu qui avaient fait leurs preuves afin de mieux focaliser leurs efforts sur le développement d’un scénario respectueux de l’esprit de la franchise Star Trek et de la série Voyager en particulier. Les aficionados se délecteront ainsi des quelques références et hommages aux diverses productions de la licence, et dont certains dépassent largement le simple clin d’œil pour devenir un élément fondamental de l’intrigue.

Le tout servi à merveille par l’id Tech 3, moteur de Quake III Arena (id Software, 1999), à l’époque un des meilleurs du domaine, et dont les développeurs de ce titre sont parvenus à tirer toute la substantifique moelle nécessaire pour retranscrire l’ambiance de Voyager à sa juste mesure.  Il en résulte une production encore de nos jours bien plus qu’agréable, où l’action pure le dispute à la réflexion et à l’atmosphère à travers un récit de mystères et de suspense entrecoupés de coups de théâtre et de retournements de situation tous très bien amenés. Bref, une réussite en son temps acclamée par tous les magazines spécialisés.

À ceci s’ajoute un mode multi appelé Holomatch – pour adapter le concept du holodeck propre à la franchise Star Trek – où vous pourrez étriper des adversaires artificiels, des bots, ou bien réels, vos copains, dans des parties de Match à Mort ou de Capture du Drapeau au sein d’arènes aux atmosphères elles aussi tout à fait respectueuses de l’univers dont ce titre est tiré. Mérite d’être mentionné que l’aventure solo s’entrecoupe plus ou moins régulièrement de séances d’entraînement dans ce holodeck – mais optionnelles la plupart du temps – pour par exemple tester les nouvelles armes glanées au cours du jeu.

On peut évoquer pour finir l’expansion pack, une extension commercialisée en 2001 qui ne s’inscrit pas exactement dans la continuité du titre original mais au contraire propose une sorte de « Voyager virtuel » qui permet de visiter jusqu’à 10  ponts supplémentaires de l’USS Voyager à travers une espèce de jeu de piste ; si cette expérience ravira les aficionados de la série TV, elle laissera sans doute les autres plus circonspects : on y trouve en effet aucun passage d’action à base de tir, sauf dans une paire de programmes holodeck dont un au moins vaut son pesant d’or à travers un hommage aux serials de science-fiction des années 50.

À la fois une excellente adaptation – tant sur le plan narratif qu’artistique – d’une des meilleures séries à ce jour de l’univers Star Trek, mais aussi un titre proposant une jouabilité dont le classicisme reste le meilleur gage de qualité, Star Trek Voyager: Elite Force compte définitivement parmi les meilleurs titres de son temps du genre FPS.

Notes :

Le succès de Star Trek Voyager: Elite Force amena son portage sur Playstation 2 en 2001, développé par le studio Pipe Dream Interactive de l’éditeur de cette version console, Majesco Entertainment.

Une séquelle à ce titre, intitulée Star Trek: Elite Force II, sortit en 2003 sur Windows et Mac OS.

Star Trek Voyager: Elite Force
Raven Software, 2000
Windows & MacOS, entre 1 et 5 € (occasions seulement)

4 Responses to “Star Trek Voyager: Elite Force”


  1. 1 Lael Chezlaventurierdesreves 7 septembre 2013 à 05:43

    j’ai aussi beaucoup aimé ce jeu par sa narration qui montre certaines originalités agréables (l’intro « film », ou la possibilité de visiter le vaisseau lorsqu’on nous demande de nous préparer pour la mission…) mais étant assez peu adepte du FPS j’ai trouvé le jeu trop difficile.
    En fait je suis bloquée à la deuxième mission. J’y reviendrais sans doute, aussi par les décors splendides, mais franchement… si t’as des astuces, des conseils, je veux bien. parce que je suis plus habituée à des jeux d’espionnage ou rpg, et là les aliens qui sortent des vortexs et tout j’me fait tuer trop vite « -_- d’ailleurs il me semble que les sauvegardes sont à chier, on doit pas pouvoir sauvegarder quand on veut.
    (je joue sur ps2)

    ps : si tu veux causer star trek n’hésite pas, je suis justement en pleins publications d’articles là dessus😉
    http://chezlaventurierdesreves.over-blog.com/

    • 2 Guilhem 7 septembre 2013 à 16:11

      J’aime beaucoup Star Trek, en effet : j’ai d’ailleurs chroniqué le film de J.J. Abrams (le premier) il y a quelques temps, et je suis en train de revoir de vieilles VHS de The Next Generation que j’avais reçues avec mon abonnement aux dossiers officiels il y a plus de 10 ans – elles sont dans un état lamentable mais les récits n’ont pas pris une ride…

      Concernant Elite Force, j’y ai joué sur PC, alors c’est forcément différent de sur console. D’ailleurs, les FPS sur console, en règle générale, j’évite : les contrôles sont mal adaptés la plupart du temps… À part recommencer en baissant la difficulté au minimum, je ne vois pas trop quoi te conseiller. Ou alors, trouve une version PC : ça ne coûte presque rien maintenant et tu n’auras aucun problème de performance vu l’âge du machin, alors si tu peux profiter d’une combinaison clavier-souris, ça te changera la vie.

      Longue vie et prospérité 😉

      • 3 Lael Chezlaventurierdesreves 11 septembre 2013 à 02:35

        j’aime pas trop jouer au clavier en fait, soit c’est à la souris soit sur console, parce que manier un perso avec les flèches directionnelles humf. je crois que la difficulté est déjà au plus bas, mais je réessayerais.

        je me revois aussi TNG en ce moment avec moman (que j’ai assimilé gniark gniark), on en est à la saison 5. tes vhs tiennent encore, woaw lol j’en profite pour te signaler que j’ai fait des articles sur plusieurs épisodes de TNG, et vu que je parles dans le vide à ce propos ben ça me ferais plaisir si un trekkie venait me donner son avis😉
        Dans mes préférés je suis très fan de 3×04 Observateurs observés (Who Watches the Watchers) 3×13 Déjà Q (Deja Q) et 4×15 Premier contact (First Contact). (la liste de mes préférés : http://chezlaventurierdesreves.over-blog.com/article-les-meilleurs-episodes-de-tng-63766874.html)

        longue vie et prospérité !😄

      • 4 Guilhem 11 septembre 2013 à 04:41

        Oh, trekkie, je n’irais pas jusque-là, non : disons que je considère Star Trek comme une des meilleures itérations de SF sur le petit écran. Je pense d’ailleurs que ses diverses séries ont beaucoup contribué à populariser une image sensible et intelligente du genre, à l’inverse de la plupart des autres qui se cantonnent le plus souvent à de l’action gratuite et à des effets spéciaux – et même si j’ai beaucoup de respect pour les techniciens de l’image.

        Je viens de lire quelques-uns de tes articles : beau boulot, on sent la passion ! Je ne te dirais pas que je me souviens de tous les détails des différents épisodes que tu mentionnes mais je crois qu’on partage pas mal de goûts : j’ai vu La Moitié d’une vie il y a quelques jours et c’est en effet une histoire très touchante, de même que Le Paria pour sa métaphore poignante sur l’homosexualité et sa condamnation de l’intolérance vis-à-vis de la différence, mais aussi Lumière intérieure pour des raisons que je ne saurais exprimer ; mon épisode préféré reste malgré tout Toutes les bonnes choses, qui trône en tête de la liste de mes récits favoris, tous médias confondus.

        Pour en revenir au sujet premier de cet échange, voici quelque chose qui pourra peut-être t’aider :
        http://www.gamefaqs.com/ps2/448970-star-trek-voyager-elite-force/cheats

        Je sais, c’est pas bien de tricher mais bon, on s’en fout… 😉

        @+

        P.S. : bravo pour l’assimilation de ta maman, c’est un haut fait ^^


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