The Star of Cottonland

Jaquette VHS de l'OVA The Star of Cottonland / Wata no Kuni HoshiChibi Neko, une petite chatte abandonnée un jour de pluie, est recueillie par le jeune Tokio en dépit de l’allergie de sa mère pour ces animaux. S’il compte d’abord la donner à des gens qui pourront s’en occuper, il décide finalement de la garder ; et Chibi de s’éprendre de lui, persuadée qu’un jour elle deviendra humaine et pourra partager sa vie. Son cœur se brise quand Tokio tombe amoureux d’une jeune fille ; alors Chibi fait une rencontre à son tour, avec le beau chat Raphaël qui lui apprend que les chats ne peuvent pas devenir humains…

Réalisation au charme indéniable, cette OVA frappe au cœur dés les premières images : difficile en effet de ne pas plaindre cette petite Chibi abandonnée – un procédé narratif certes un peu facile mais toujours efficace. Un animal, donc, mais comme souvent dans les contes populaires, ainsi que de nombreux mythes, nanti du pouvoir de comprendre le langage des humains qui, eux, bien sûr, n’entendent rien à ses propres mots.

Le ton est ainsi donné dés les toutes premières scènes : on a bien là affaire à une histoire située dans la droite lignée des contes de fée, c’est-à-dire de la magie d’antan. Ainsi plutôt orienté shôjo, encore que ça se discute, Wata no Kuni Hoshi sait donc charmer – sans tomber dans la « facilité » du kawaii – mais aussi surprendre, et de la manière la plus adorable : en mêlant avec adresse les rires aux larmes, ce récit présente tous les atouts pour combler les jeunes comme les autres sans pour autant proposer des séquences faciles à base de chansons simplistes, toujours affligeantes lorsqu’elles sont mal faites.

À ce sujet, on ne peut que saluer les très belles compositions de Richard Clayderman qui accompagnent à merveille les diverses tribulations de notre petite héroïne. Celle-ci, d’ailleurs, est interprétée par une comédienne dont la voix se goûte comme un pur nectar, et le reste du casting a peu à lui envier sur ce point. On ne peut que souligner encore une fois l’importance de tels atouts dans les œuvres d’animation, et qui font hélas beaucoup trop souvent défaut dans les adaptations hors du Japon en dépit des efforts évidents des éditeurs.

La narration, quant à elle, est tout sauf convenue : ce n’est pas souvent qu’on voit des chats partir pour la Perse dans l’espoir d’y trouver des litières à perte de vue… Et l’imagerie, de son coté, se montre tout aussi habile qu’originale : au lieu d’une catgirl, ou tout autre anthropomorphisme à tendance kemonomimi, la petite Chibi est représentée comme elle se voit, c’est-à-dire une petite fille en devenir de femme ; ainsi se sent-on évidemment beaucoup de sympathie pour un tel personnage à l’humanité certes naïve mais si touchante. Enfin, on peut aussi évoquer l’ensemble des qualités purement techniques de cette production qui, si elles n’atteignent pas des sommets, restent de très bonne facture et illustrent le propos de façon très appréciable.

Avec son concept de départ pour le moins hors norme (1) et sa réalisation au charme certain, Wata no Kuni Hoshi fait partie de ces productions tout à fait uniques qui méritent la découverte de toute urgence. Mais vous y trouverez aussi l’opportunité d’approcher le travail d’une mangaka à la fois originale et sensible dont l’œuvre me semble mériter d’être bien mieux connue par chez nous…

(1) encore que ça dépend des cultures : les chats étant des animaux porte-bonheur dans les croyances populaires japonaises, le concept de départ de cette OVA peut sembler moins original d’un point de vue nippon qu’occidental.

Note :

En dépit de tous mes efforts, il ne m’a pas été possible de trouver un extrait ou un trailer de cette production ; je vous en propose donc le pilote, dont les diverses qualités tant techniques qu’artistiques m’ont semblé assez comparables.

Cet anime est tiré du manga éponyme de Yumiko Ôshima, dessiné en 1978, qui créa aussi Banana-Bureddo no Pudingu (Banana Bread Pudding) l’année précédente.

The Star of Cottonland (Wata no Kuni Hoshi), Shinichi Tsuji, 1984
(Éditeur japonais inconnu)
92 minutes, pas d’édition française à ce jour

Cette chronique fut à l’origine publiée sur le site Animeka

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