Star Trek: Elite Force II

Jaquette du jeu vidéo Star Trek Elite Force IIToujours dans le Quadrant Delta, l’USS Voyager est capturé par les borgs et son équipage préparé pour l’assimilation. Mais l’équipe d’intervention parvient à libérer le navire qui, grâce à la technologie borg, peut rejoindre les territoires de la Fédération. Là, Starfleet dissout cette troupe d’élite pour affecter ses membres à divers postes. Trois ans plus tard, l’amiral Picard, impressionné par les performances de Munro lors d’un entraînement, fait reconstituer l’équipe d’intervention afin de l’incorporer à l’Enterprise E.

On prend les mêmes et on recommence ?

Non, ou du moins pas tout à fait : la logique de la séquelle se trouvant ici à l’œuvre, il paraît normal que ce second opus propose davantage que le titre précédent, et c’est bien ce qu’il fait ; le problème étant qu’il pousse peut-être ce bouchon-là un peu trop loin…

Alors que les développeurs de Raven Software avaient créé une adaptation respectueuse de l’univers Star Trek et équilibrée en terme d’action et de réflexion, les gens de Ritual Entertainment semblent avoir voulu rajouter leur touche personnelle à un édifice reconnu et apprécié pour sa solidité générale que l’intervention d’un studio tierce pouvait difficilement consolider davantage. Il arriva donc ce que chacun craignait : cette suite se montre hélas sensiblement plus faible que le titre précédent…

Elle reste cependant très loin d’un mauvais jeu, ou même d’un simple jeu moyen, allant jusqu’à mériter de se voir qualifiée de « très bon » jeu – mais simplement pas autant que le premier. La faute en revient pour l’essentiel à l’ajout de fonctionnalités qui permettent de solliciter davantage l’intelligence du joueur que ses réflexes, rien de répréhensible jusque-là, mais au détriment du rythme de jeu, ce qui s’avère déjà plus dommageable : sans atteindre les sommets du genre qu’on trouve dans un Half-Life (Valve Software, 1998) par exemple, Star Trek: Elite Force II se montre donc assez vite ennuyeux par la quantité de puzzles qu’il exige de résoudre… À ceci s’ajoute un level design aux nettes tendances névrotiques et dans lequel on pourra se perdre plutôt facilement.

Quant au scénario, il ne parvient pas vraiment à se hisser au niveau des standards de la franchise Star Trek ; en fait, il donne souvent l’assez nette impression d’avoir été écrit pour l’adaptation d’une autre série TV de science-fiction, et pas la plus intéressante en terme d’univers… On y trouve néanmoins une intrigue travaillée, qui à travers divers tours et détours offre ce qu’il faut de révélations et de retournements de situation pour conserver l’attention du joueur, ainsi que quelques questionnements qui ne manquent pas d’intérêt.

Mais c’est encore sur le plan technique qu’Elite Force II se montre le plus convaincant. Le moteur de Quake III Arena (id Software, 1999), alors en toute fin de vie, est ici poussé dans ses derniers retranchements, et une fois conjugué à la palette d’outils développés par Ritual Entertainment, fait preuve d’une puissance et d’une versatilité pour le moins étonnantes et tout à fait comparables aux standards de l’époque.

En dépit de quelques défauts somme toute plutôt mineurs, mais néanmoins bien présents, Star Trek: Elite Force II parvient à procurer une expérience de jeu satisfaisante même si assez peu marquante. Les fans du volet précédent ne voudront pas le manquer, les autres pourront vivre sans…

Star Trek: Elite Force II
Ritual Entertainment, 2003
Windows & Mac OS, entre 5 et 10 € (occasions seulement)

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