Doomsday : Doom en HD

Visuel de promotion du jeu vidéo DoomFin du XXIe siècle. Sur Mars, l’armée mène depuis quelques années des expérimentations pour développer un procédé de téléportation entre la planète rouge et ses deux lunes. Mais les recherches tournent mal, et Deimos disparaît soudain des radars alors que des crises de folie frappent les soldats.

Affecté sur Mars peu de temps plus tôt pour avoir désobéi à un officier sadique, on vous réquisitionne soudain pour faire partie du personnel envoyé au secours de vos camarades sur Phobos. Alors que l’équipe infiltre le complexe, vous restez en arrière pour surveiller les environs mais très vite, les cris et les bruits de lutte acharnée, puis le silence radio complet vous font comprendre qu’il ne reste plus que vous.

Armé d’un simple pistolet, vous entrez à votre tour dans la base en ruines…

Screenshot tiré de Doomsday

Si les classiques ne meurent jamais, ils prennent néanmoins un coup de vieux. Et dans le secteur des jeux vidéo plus vite que dans n’importe quel autre, pour des raisons qu’il n’y a nul besoin de détailler. Les fans de la première heure de titres majeurs se trouvent donc contraints d’assister, tiraillés entre tristesse et nostalgie, au lent pourrissement de l’objet de leur admiration et ainsi de leur joie passée. Ou quelque chose comme ça. Un peu comme les groupies de stars du cinéma ou de la chanson voient leur idole se flétrir petit à petit au fil des ans, et en un spectacle d’autant plus insupportable qu’il leur rappelle qu’eux aussi sont mortels…

Screenshot tiré de Doomsday

Pourtant, tout comme les people ont leurs chirurgiens esthétiques, les jeux vidéo ont eux aussi leurs spécialistes des cures de jouvence : des passionnés, eux aussi, qui en savent assez en matière de programmation et de création artistique pour remettre au goût du jour des licences certes très anciennes mais néanmoins toujours populaires. Ainsi, Doomsday (en) permet-il de ramener d’entre les morts les diverses productions basées sur le Doom Engine, avec parmi elles non seulement Doom (Id Software ; 1992) et Doom II: Hell on Earth (1994) mais aussi les titres développés sous licence comme Heretic (Raven Software ; 1994) et Hexen (même studio ; 1995).

Screenshot tiré de Doomsday

Tout ce qu’il vous faut est une copie légale du jeu original afin d’en récupérer les fichiers .wad pour laisser Doomsday les réinterpréter à sa manière. Bien sûr, le résultat final ne tient pas que dans le rendu, de sorte que si vous voulez tirer tout son jus de cette réimplémentation, il vous faudra aussi installer les packs de textures haute résolution ainsi que ceux des modèles 3D pour les armes, monstres et objets divers : vous trouverez tout ça sur cette page (en). Le tout bénéficie d’une accélération matérielle OpenGL et d’une gestion du son en DirectSound3D pour un résultat final assez bluffant en terme de qualité mais surtout très fidèle à l’original.

Comparaison avec et sans Doomsday

Avant / après

Bien sûr, il ne faut pas vous attendre à un niveau de rendu comparable à celle des jeux commerciaux actuels mais si, comme beaucoup, vous êtes allergique au retrogaming, alors Doomsday constitue votre meilleure solution pour découvrir ou redécouvrir ce qui reste une œuvre fondatrice, soit un classique parmi les classiques…

Doomsday
Deng Team, 2000-2009
Windows, Mac OS & Linux, gratuit

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