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Advance Wars

Jaquette du jeu vidéo Advance WarsWars World est au bord de l’implosion ! La nation d’Orange Star subit une invasion soudaine et en apparence infondée de son voisin immédiat Blue Moon. Il vous appartient de repousser cette attaque et de neutraliser l’ennemi. Sous vos ordres, les trois généraux Andy, Max et Sami vous prêtent leur talent et leur pouvoir. Mais gagner cette guerre-là exigera surtout un talent stratégique sans faille : le vôtre…

Advance Wars est mignon. Avec son style graphique entre cartoons et mangas, il ne montre jamais aucune violence et s’adresse ainsi à tous les publics. Les affrontements sont retranscrits sous forme de courtes animations rigolotes qui ajoutent une touche bien particulière. Designs et animations sont simplifiés afin de permettre au joueur de se concentrer tout entier sur la partie et sa dimension stratégique. Tout au long du récit, on comprend que les divers personnages qu’on croise, qu’on les combatte ou non, ont tous vécu certaines choses qui les rendent assez attachants.

Screenshot du jeu vidéo Advance WarsAdvance Wars ne propose pas un scénario vraiment complexe. À vrai dire, on ne comprend pas toujours très bien pourquoi les choses s’y passent telles qu’elles se produisent ni même si leur complexité apparente fait en effet avancer l’histoire ; et si parfois plusieurs chemins s’offrent à vous ils finissent néanmoins par tous se rejoindre, ce qui évoque des espèces de coups d’épée dans l’eau, faute d’une meilleure métaphore. D’ailleurs, vu le niveau des dialogues, on se dit qu’on n’est pas le seul à ne pas tout saisir, ce qui agace d’autant plus qu’on perd son temps à lire des informations sans intérêt.

Screenshot du jeu vidéo Advance WarsAdvance Wars figure dans la série des Nintendo Wars et fait plus ou moins suite à Super Famicon Wars, ce qui ne vous dit probablement pas grand-chose mais permet néanmoins d’affirmer qu’il prolonge une lignée de jeux de stratégie au tour par tour restée célèbre. Le tout premier titre de cette série, d’ailleurs, Famicom wars (1988), fut développé par le même studio que celui d’Advance Wars, avant de se voir porté sur Game Boy sous le titre de Game Boy Wars en 1990 ; il s’agissait jusque-là de la seule participation d’Intelligent Systems à cette série. Mais quand on joue, par contre, cette illustre parenté ne frappe pas…

Screenshot du jeu vidéo Advance WarsAdvance Wars, en effet, triche. Comme la plupart des jeux de ce type, vous me direz, puisqu’il ne place pas le joueur sur un pied d’égalité avec son adversaire dirigé par intelligence artificielle ; mais dans ce cas précis celle-ci s’avère tant demeurée et le rapport de force de départ montre un tel décalage que la plus simple frustration se mue vite en un pur énervement, de sorte qu’on en vient rapidement à se demander ce qu’on fait là à jouer – ou du moins à tenter de jouer – alors que tant d’autres titres méritent toute notre attention. Puis on se souvient que l’enthousiasme des uns se communique parfois trop bien aux autres…

Advance Wars, en fin de compte, apparaît bien surestimé, mais il ne dégoûte pas au point de ne pas vouloir essayer sa suite. Au moins essayer. Pour voir si les choses se sont améliorées…

Séquelles :

Advance Wars lança une franchise à succès. Après ce premier opus, sa suite directe Advance Wars 2: Black Hole Rising sort la même année sur la même console ; puis la licence passe sur Nintendo DS avec Advance Wars: Dual Strike, sorti en 2005, et enfin Advance Wars: Dark Conflict en 2008.

Advance Wars
Intelligent Systems, 2001
Game Boy Advance, env. 5 € (occasions seulement)

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Zone of the Enders: The Fist of Mars

Jaquette de l'édition française du jeu vidéo Zone of the Enders: The Fist of MarsAD 2173. Trois ans ont passé depuis l’Incident Deimos et les tensions entre la Terre et les colons de l’espace vont grandissantes. Le jeune Cage Midwell travaille à bord du Bonaparte III, alors  en orbite autour de Mars, où il trouve une jeune fille, Myona Alderan, dans une des soutes du navire. S’y trouve aussi une orbital frame dont Cage n’a jamais vu la moindre trace dans les registres du bord…

À ce moment, un appareil inconnu attaque le vaisseau et Cage a tout juste le temps de fuir avec Myona à bord de l’orbital frame avant que le navire explose. Alors qu’il combat l’attaquant du Bonaparte, son engin se trouve pris dans le champ de gravité de la planète rouge où il s’écrase.

Quand il revient à lui, des militaires l’arrêtent avec Myona. Cage ne sait pas encore qu’il va bientôt prendre une part très active à la guerre qui se prépare entre Mars et la Terre…

Mecha vedette du jeu vidéo Zone of the Enders: The Fist of MarsL’adage populaire est bien connu : quand on aime, on ne compte pas. Quand on se passionne, par contre, on en veut toujours plus. Ainsi, les gamers se montrent-ils souvent friands de jeux vidéo car ceux-ci leur permettent de devenir les héros de leur propre aventure, et pas seulement parce qu’ils présentent un défi comme l’avance une certaine vision « élitiste » du domaine. Les mechaphiles n’échappent pas à cette règle et se consacrent à des jeux de mechas pour la possibilité qu’ils donnent de piloter une de ces machines, et de préférence dans un contexte proche de celui de ces animes qui mettent en scène de tels véhicules.

Screenshot du jeu vidéo Zone of the Enders: The Fist of MarsCe que Hideo Kojima a très bien compris, comme le démontrait déjà un an à peine plus tôt l’opus précédent de la série des Zone of the Enders, celui-là même qui lança la franchise et qui s’articulait lui aussi autour des principaux truismes du genre. Zone of the Enders: The Fist of Mars pousse cet aspect un peu plus loin et présente une structure narrative presque identique à celle d’un anime ; car il y a ici 26 « scènes » dont chacune équivaut à un épisode d’une série TV : ce titre permet donc, d’une certaine manière, d’incarner le héros de son propre anime – du moins jusqu’à un certain point, puisque le scénario global reste malgré tout invariable.

Screenshot du jeu vidéo Zone of the Enders: The Fist of MarsEt à ceci s’ajoute que ce récit ne fait pas dans le mièvre. À la manière des contes d’antan qui servaient à aider les enfants à se représenter le bien et le mal pour mieux grandir, il y a dans The Fist of Mars des situations souvent bien peu simples et où les divers personnages sauront montrer des facettes inattendues – à défaut de véritablement complexes. Aspect accentué par la présence d’une narration alternative suite à une bifurcation possible de l’intrigue aux environs du milieu du récit : cet autre scénario, d’ailleurs, se montre bien plus sombre et retors que le chemin principal – ce qui après tout s’inscrit bien dans la tradition d’une certaine branche du genre mecha.

Screenshot du jeu vidéo Zone of the Enders: The Fist of MarsPour le reste, le titre découpe chacune des 26 « scènes » en trois parties : dialogues, mission, et dialogues à nouveau. Il vaut d’ailleurs de signaler que ce jeu se montre parfois bien bavard, ce qui ravira ceux d’entre vous friands de relations abouties entre les personnages, alors que d’autres joueurs trouveront ces passages ennuyeux : sachez donc que vous pouvez les accélérer, voire même les sauter complétement si vous voulez ; à l’inverse, vous pouvez aussi effectuer des retours en arrière pour reprendre un passage peu clair. Entre les épisodes, l’accès au hangar permet d’équiper les mechas et de modifier leurs caractéristiques avec l’argent collectée durant les missions.

Screenshot du jeu vidéo Zone of the Enders: The Fist of MarsSur les mécaniques de jeu, par contre, ce spin-off se caractérise par un parti pris sans aucun rapport avec les autres titres de la série, car au lieu d’un jeu d’action c’est un TBS. S’il présente les mêmes caractéristiques que la plupart des titres de ce genre, The Fist of Mars se distingue néanmoins par un système inhabituel de résolution des affrontements : au lieu de laisser le jeu calculer les tirs en se basant sur des probabilités, on peut choisir un mode manuel qui permet de passer à une vue à la première personne où il est possible de viser son adversaire à l’aide d’une mire qu’on dirige avec les touches fléchées ; le frapper à un endroit bien précis permet de réaliser un coup critique.

Mecha tiré du jeu vidéo Zone of the Enders: The Fist of MarsLe même principe s’applique pour la défense, sauf qu’il s’agit là d’éviter que le réticule de visée de l’adversaire ne vous touche, cette fois en déplaçant votre mecha à l’écran avec les mêmes touches directionnelles. Vous pouvez bien sûr laisser le jeu déterminer le résultat de votre action défensive si vous préférez, mais plus vous progressez dans la partie et plus vos adversaires deviennent habiles, forcément, de sorte que vous en venez vite à gérer toutes les phases de vos combats en manuel : c’est plus sûr, même si certains d’entre vous regretteront peut-être que ça rend aussi le jeu un peu trop facile – encore que pas tant que ça non plus…

Sous ses airs tous publics, The Fist of Mars s’affirme en fait comme un titre original et bien pensé, tant pour son récit tout à fait dans la tradition du genre mecha que pour ses mécaniques de jeu à la fois originales et intuitives. Plus prosaïquement, c’est bien le digne héritier de ses deux illustres grand frères sur Playstation 2, quoique dans un genre tout à fait incomparable…

Zone of the Enders: The Fist of Mars (Zone of the Enders: 2173 Testament)
Konami, 2002
Game Boy Advance, env. 16 € (occasions seulement)

– le site officiel chez Konami
Zone of the Enders: The Unofficial Site


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