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Du génie à la folie…

Photo de l'artiste peintre Salvador Dali… Il n’y a qu’un pas : c’est bien connu. Ou du moins, c’est la légende qui court au sujet des artistes depuis l’aube des temps.

Pourtant, le sujet est revenu dernièrement sur le devant de la scène, à travers les résultats de recherches scientifiques très sérieuses qui ont permis d’établir un lien entre des prédispositions à la créativité supérieures à la moyenne et les signes cliniques de certaines affections mentales…

C’est ce qu’expliquait il y a quelques mois le blog En Quête de science dans cet article : d’une manière assez semblable à celle de patients souffrant de troubles d’ordre psychotique, les personnes jugées plus créatives que la moyenne – selon un type de test bien précis (1) – seraient moins réceptrices à la dopamine dans la région de l’hypothalamus.

Mais malgré ce point commun, aucune de ces personnes considérées comme « créatives » ne présentent de signe d’une psychopathologie quelconque. Et puis surtout, « créatif » ne signifie pas forcément « artiste » : beaucoup de gens se sont affirmés créatifs en proposant des solutions nouvelles à des problèmes connus depuis longtemps, et dans tous les domaines – finance, éducation, technique, communication,… et science.

Bref, heureusement qu’il y a des gens capables de sortir du moule pour proposer des idées neuves, même si on n’en voit pas forcément l’utilité sur le moment : à leur manière, eux aussi font avancer le monde après tout, alors rien que pour ça ils ont bien le droit d’être originaux ; voire, pourquoi pas, et tout simplement… un peu excentriques.

(1) et forcément sujet à caution, comme à chaque fois que la science tente de placer des chiffres là où ils n’ont aucune raison de s’y trouver : en effet, la créativité – aux dernières nouvelles – ne se mesure pas, elle se constate.

Cartographier le Pays des Merveilles…

L'écrivain du Siècle des Lumières BeaumarchaisUn article paru il y n’a pas très longtemps dans Le Monde nous informe d’un projet pour le moins surprenant : tenter de concilier la recherche scientifique avec la critique littéraire. Hors, par une sorte de tradition assez malheureuse, de tels domaines sont considérés comme bien trop différents, voire antagonistes, pour susciter une telle réflexion – surtout de la part de savants qui, c’est bien connu, ne s’intéressent qu’aux chiffres et en aucun cas aux lettres…

Pourtant, c’est oublier un peu vite qu’une telle séparation n’existe que depuis la réforme du baccalauréat par Napoléon : le Siècle des Lumières et avant ça l’Humanisme de la Renaissance s’étaient pourtant bâtis sur l’idée que les champs de la connaissance ne devaient souffrir aucune barrière, et surtout pas entre eux. Mais on comprend que Bonaparte ait vu là une opportunité de ligoter d’autant plus cette « pensée libre » qui jurait avec son régime : après tout, c’est en manipulant la jeunesse, donc les étudiants, qu’on assure la pérennité d’un règne.

Il semble que cette dichotomie soit sur le point de s’effondrer ; en tous cas, la science-fiction s’y efforce depuis plus d’un siècle et il me semble distinguer déjà d’assez nettes lézardes dans l’édifice du « petit caporal » – ce qui est tout à fait satisfaisant : les tyrannies, en effet, ont horreur de ce qui les menace, et celle-ci n’a que trop duré…


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